COVID-19 : Recommandations en matière de santé et de sécurité

UPDATE 20/04/2020 – Afin de définir les bonnes mesures à prendre en matière de prévention et de protection au travail, consultez en premier lieu votre conseiller en prévention interne. Celui-ci pourra se faire assister par les conseillers en prévention compétents du service externe pour la prévention et la protection au travail, dont le conseiller en prévention-médecin du travail. Des informations correctes et communiquées à temps aux collaborateurs, ainsi que des mesures adaptées sont non seulement nécessaires pour leur santé et leur sécurité, mais aussi pour leur bien-être psychique. Nous pouvons vous recommander notre brochure « Une politique de prévention efficace » en tant que source d’information générale. 

> Lisez notre dossier complet Impact du coronavirus (COVID-19) sur les entreprises

 

NOUVEAU : La Direction générale Contrôle du Bien-être au travail a publié une note en rapport avec le fonctionnement et les services de la division surveillance médicale des services externes pour la prévention et la protection au travail pendant la crise COVID-19.

  • Les évaluations de santé périodiques et les actes médicaux supplémentaires sont suspendus jusqu’à ce que la pandémie soit sous contrôle en Belgique.
  • Le médecin du travail n’a pas la mission spécifique de détecter des travailleurs malades qui manifestement ou éventuellement présentent des symptômes.
  • Les demandes pour démarrer un trajet de réintégration ne sont pour le moment pas prioritaires.
  • Les examens suivants doivent, dans la mesure où ils sont demandés, être exécutés :
    • Évaluation de santé préalable
    • Examens de reprise de travail (éventuellement les visites de pré-reprise du travail)
    • Consultations spontanées
    • Examens dans le cadre de la protection de la maternité (travail adapté ou autre travail, écartement du travail)
    • Examens dans le cadre des attestations d’aptitude à la conduite venues à échéance.

Voici en tout cas les mesures d’hygiène largement reconnues pour éviter la contamination :

  1. Lavez-vous régulièrement les mains à l’eau et au savon liquide.
  2. Évitez les poignées de main.
  3. Toussez ou éternuez dans un mouchoir en papier et jetez-le aussitôt dans une poubelle fermée. Si vous n’avez pas de mouchoir, toussez ou éternuez dans le pli du coude.
  4. Restez à la maison si vous êtes malade. En cas de symptômes légers, adressez-vous à votre responsable et envisagez éventuellement la possibilité de télétravailler (davantage).
  5. Évitez les contacts rapprochés (avec les personnes malades). Essayez de respecter une distance de sécurité de 1,5 mètre entre votre interlocuteur et vous.
  6. Évitez de vous toucher le visage avec les mains.

 

Comment doit agir l’employeur avec des travailleurs qui présentent des symptômes du coronavirus ou de la grippe ?

Le nombre de cas de Coronavirus est en forte augmentation dans notre pays et dans le reste de l'Europe. En tant qu'employeur, il est dans votre intérêt de prendre des mesures de prévention suffisantes sur le lieu de travail pour éviter la propagation du virus parmi vos collaborateurs.

Quelles sont les meilleures mesures à prendre lorsque vous êtes confronté en tant qu’employeur à un collaborateur qui présente des symptômes indiquant une infection par Coronavirus ?

En ce qui concerne le travailleur malade

Lorsqu’un travailleur tombe malade au travail et qu'il est encore capable de rentrer chez lui par lui-même, vous l'incitez à rentrer chez lui et à contacter le médecin de famille par téléphone dès que possible. Il est préférable de ne pas utiliser les transports en commun. Toutefois, si les transports en commun sont la seule option, demandez au travailleur malade d'appliquer strictement les principes de précaution en cas d'éternuement et de toux pendant le trajet de retour et de bien se laver les mains à l'eau et au savon avant le départ.

Si le travailleur n'a plus la force de rentrer chez lui par lui-même, la manière dont vous devez agir dépend de l'état de santé du travailleur :

  • Si le travailleur semble être gravement malade et que son état de santé se détériore rapidement, vous pouvez faire appel aux services d’aide médicale d'urgence. Si nécessaire, ils peuvent emmener le travailleur malade à l'hôpital.
  • Pour un travailleur moins gravement malade, que vous ne voulez toutefois pas laisser rentrer à son domicile tout seul, il est préférable de chercher une solution en concertation avec la famille et/ou, éventuellement, avec le médecin de famille. Les employeurs peuvent, en concertation avec leur conseiller interne en prévention ou avec le service externe de prévention et de protection au travail, établir une procédure pour organiser le transport à domicile des collaborateurs qui tombent malades au travail. Dans cette éventualité, ils tiennent compte au maximum des recommandations ci-dessus.

En ce qui concerne vos autres travailleurs

Afin d'éviter qu'un travailleur qui tombe malade au travail n'infecte d'autres collègues, il est préférable de prendre les mesures suivantes :

  • Si possible, prévoyez une pièce dans laquelle la personne malade peut être isolée lorsqu'elle ne peut pas rentrer chez elle immédiatement par ses propres moyens.
  • Si vous disposez des masques buccaux au travail, il est conseillé de faire porter un tel masque au travailleur malade après qu'il s’est lavé ou désinfecté les mains. S'il n'y a pas de masque buccal, demandez au travailleur de se couvrir la bouche et le nez avec un tissu ou un foulard.
  • Indiquez explicitement à votre travailleur les principes d'une bonne hygiène en matière d'éternuement et de toux et demandez-lui de se laver les mains avant le déplacement.
  • Veillez à désinfecter les surfaces (bureaux, poignées de porte, appareils utilisés, etc.) avec lesquelles l'employé malade a été en contact. Le coronavirus est inactivé par tous les désinfectants couramment utilisés.

 

Quelles mesures de prévention l’employeur peut-il prendre ?

Pour vérifier la politique de l’entreprise en matière de prévention, hygiène et distanciation sociale, vous pouvez utiliser le checklist suivant (SPF-ETCS): Checklist preventie Covid-19.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande certaines mesures de prévention visant à lutter au mieux contre la propagation du coronavirus au travail :

  1. Mesures simples pour lutter contre la propagation du COVID-19 sur votre lieu de travail
  2. Réunions et événements
  3. Aspects à prendre en compte si vous voyagez seul ou avec vos travailleurs
  4. Préparez votre entreprise à l’apparition d’un cas de COVID-19 sur votre lieu de travail

Nous vous conseillons de consulter les textes officiels en anglais. Les documents traduits renseignés sur le site internet du SPF ETCS et du SPF Santé Publique ne sont pas des traductions officielles de l’OMS et comportent des erreurs et imprécisions par rapport au texte original. Consultez les textes ici.

Il existe également des directives en matière d’équipements de protection : 

Vous trouverez toutes les infos sur les fournisseurs de gels hydroalcooliques et de produits désinfectants ici.

COVID-19 et maladie professionnelle

Les personnes atteintes de COVID-19 qui travaillent dans le secteur des soins de santé et qui courent un risque nettement accru d'être infectées par le virus peuvent prétendre à une indemnisation pour maladie professionnelle si l'infection peut être médicalement liée à l'activité professionnelle à risque. Cela vaut également pour les apprentis et les étudiants en stage.

Dans le contexte actuel de la pandémie de COVID-19, un risque nettement accru peut être accepté dans les cas suivants :

Le personnel exerçant certaines activités

  • le personnel chargé du transport de patients infectés ou potentiellement infectés par le SRAS-CoV-2 ; (les « patients potentiellement infectés » sont des personnes chez lesquelles des symptômes d’infection aiguë des voies respiratoires inférieures ou supérieures apparaissent ou s’aggravent lorsque le patient a des symptômes respiratoires chroniques)
  • le personnel des centres de triage, qui sont des initiatives spécifiques pour examiner les patients susceptibles d’être infectés par le SRAS-CoV-2 ;
  • le personnel qui, à des fins de diagnostic, réalise des examens ou prélève des échantillons cliniques sur des patients potentiellement infectés par le SRAS-CoV-2 ;
  • les laborantins effectuant des manipulations en phase ouverte avec des échantillons cliniques de cas suspects ou confirmés pour la détection de SRAS-CoV-2.

Le personnel travaillant dans des hôpitaux ou dans des institutions de soins

  • le personnel travaillant dans les hôpitaux :
    • dans les services d'urgence et de soins intensifs ;
    • dans les services des maladies pulmonaires et infectieuses ;
    • dans d'autres services où sont admis les patients atteints de COVID-19 ;
    • qui a effectué des actes diagnostiques et thérapeutiques sur des patients atteints de COVID-19 infectés ou potentiellement infectés par le SRAS-CoV-2 ;
  • le personnel travaillant dans d'autres services hospitaliers et dans des institutions de soins où un foyer de COVID-19 s'est déclaré (deux ou plus cas dans un délai maximum de deux semaines) ; les maisons de repos, les maisons de repos et de soins et les établissements d'hébergement collectif pour personnes malades et handicapées sont assimilés à des institutions de soins.

Dans les services et institutions susmentionnés, ceci concerne le personnel médical et paramédical qui traite ou soigne des patients et le personnel de logistique et de nettoyage qui est responsable de l'entretien ou du nettoyage des équipements ou des locaux contaminés.

Autres

Les cas de COVID-19 parmi le personnel ou les stagiaires qui traitent ou soignent des patients et qui n'entrent pas dans l'une des catégories mentionnées ci-dessus peuvent être reconnus si la maladie peut être liée à un contact professionnel documenté avec un ou plusieurs patients atteints de COVID-19.

Les personnes ne travaillant pas dans le secteur des soins de santé peuvent éventuellement être reconnues par le biais du « système ouvert». Ces personnes ne doivent pas uniquement être exposées au risque professionnel de la maladie, mais doivent par ailleurs prouver qu’elles ont effectivement contracté la maladie en raison de leur travail.

Le demandeur ne doit pas indiquer au sein de quel système il veut être reconnu. Fedris va le déterminer et posera des questions complémentaires, le cas échéant.

Fedris suit de près l’évolution de l’épidémie et adaptera le cas échéant sa politique en fonction des nouvelles informations disponibles. Toutes nouvelles informations à ce sujet seront publiées sur notre site internet.

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